
Chronique d’opinion signée
MARCEL BOUCHARD
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Publier un magazine avec une thématique écologique, c’est déjà périlleux au départ. À défaut d’avoir tous les écologistes sur le dos, nous nous défendrons bien de promouvoir ici des destinations 100% vertes. D’ailleurs, le véritable tourisme vert existe-t-il vraiment? Même en voulant bien faire les choses, il se trouvera toujours quelqu’un ou quelque chose pour vous rappeler que si le gazon du voisin est si vert que ça, c’est qu’il implique une bonne dose de pesticides et d’engrais. Bien entendu!
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Plusieurs d’entre vous encouragent la promotion des activités plein air à faible empreinte écologique. Tentant bien sûr! Mais prenons le golf comme exemple. Plusieurs parcours de golf se sont équipé de petites voitures électriques au fil des ans. Malgré que le golf encourage la marche et permette aux sportifs de se remplir les poumons d’air pur pendant de longues heures passées le nez au vent, il ne faudrait pas oublier que pour être si vert et en santé, le parcours a besoin d’eau. Et vu les quantités nécessaires, je vous dirais qu’il n’y a rien d’écologique là -dedans quand on pense aux tonnes de litres d’eau qu’il faut y déverser pour assurer des verts plus verts que nature. Je serais curieux de savoir ce qu’en pensent Guy Laliberté et sa fondation One-Drop?
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C’est comme ceux qui pestent contre la motoneige en hiver ou le bateau-moteur en été. Polluant, bruyant et définitivement pas écologique diront certains. Mon avis est que tout est une question d’équilibre. Pratiquer la motoneige dans des sentiers balisés, en respectant les vitesses permises et les consignes sécuritaires, je ne vois pas ce qu’il y a de mal là -dedans. Entre celui qui randonne et jette ses déchets et mégots un peu partout; entre celui qui fait marcher son chien en plein cœur de la ville et ne nettoie pas son bout de trottoir, quelle est la différence? La différence s’appelle respect. Des humains comme de la planète. Elle est patiente, celle-là ! Car ils sont malheureusement encore trop nombreux à ne pas avoir compris que tout est dans l’abus. La protection des paysages, j’en suis. La protection de notre environnement, sonore ou visuel, j’en suis. Mais elle ne doit pas se faire en réglementant à outrance. Rappelons-nous que la nature humaine est ainsi faite : tout ce qui est interdit étant définitivement plus excitant que n’importe quoi.
Alors, allons-y d’un conseil de sagesse : continuons à jouer dehors aux jeux qui nous plaisent, conscients que l’équilibre, y compris dans le savoir-être et la modération, a bien meilleur goût!
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« Je préfère ma planète bleue! »







