
Naviguer sur les flots bleus du Saint-Laurent en kayak de mer offre une perspective nouvelle à qui sait bien regarder. Vus du fleuve, rivages, baies et montagnes prennent une dimension quasi surréaliste. Le Sentier maritime du Saint-Laurent propose maintenant pas moins de six Routes bleues permettant de découvrir le Québec à fleur d’eau.
Â
Â
par Diane Laberge
Â
La tendance est loin d’être à contre-courant. De plus en plus de Québécois, adeptes de kayak de mer, planifient leurs vacances en fonction des routes océanes du monde. Les excursions de kayak sur les Routes bleues du Québec n’ont rien à envier à celles du Groenland (voir notre numéro de l’hiver 2010) du Costa Rica ou de la Basse-Californie. Depuis 2005, le Sentier maritime du Saint-Laurent a inauguré pas moins de six d’entre elles. Découvertes s’est donc intéressé à vous mettre l’eau à la bouche, en prévision de l’été qui s’amène.Â
Mais tout d’abord, pourquoi un sentier maritime officiel? Pourquoi ne pas simplement prendre son kayak et naviguer par soi-même, où et quand bon nous semble? La réponse est très simple. Suivre le tracé d’une Route bleue faisant partie du Sentier maritime assure un réseau de mises à l’eau, d’abris sécuritaires, d’aires de repos, de services d’hébergement et d’alimentation, de campings – rustiques ou commerciaux – disponibles tout au long du parcours. Il s’agit de voies cartographiées mais balisées, navigables en toute sécurité. Puisque le Sentier maritime Saint-Laurent appartient à tout le monde, il n’est donc pas rare d’y croiser plusieurs pourvoyeurs d’activités de découvertes du Saint-Laurent, de sa faune marine ou des joyaux de son littoral.
Â
C’est plus qu’un mot d’ordre mais bien un véritable code d’éthique que se sont donné tous les utilisateurs du sentier maritime. Ici, on approche la nature telle qu’elle est, sans la modifier, en réduisant le plus possible l’empreinte écologique et en permettant de conserver l’équilibre souvent fragile, de certains habitats. Chaque Route bleue est donc légèrement teintée de vert!
Route bleue du Grand-Montréal
C’est la toute dernière née: la Route bleue du Grand-Montréal. Elle sera inaugurée en
grandes pompes cet été, permettant de découvrir le côté urbain de Montréal par la voie de son littoral.
grandes pompes cet été, permettant de découvrir le côté urbain de Montréal par la voie de son littoral.
Tantôt facile, tantôt difficile, le parcours de la Route bleue du Grand-Montréal s’étendra tout au long des rives de l’île de Montréal incluant l’île Bizard et l’île des Sœurs, et de Kahnawake à Varennes (incluant l’archipel des îles de Boucherville) côté Rive-Sud. Au total, 220 kilomètres de rivage sont ainsi offerts aux kayakistes aguerris ou en herbe. Et ce, à quelques pas du centre-ville!
Â
Route bleue des voyageurs
Au fil de ces plans d’eau faisant partie de Laval, des Laurentides et de Lanaudière, on découvre des écosystèmes d’une surprenante diversité. On peut aussi en apprendre davantage sur la riche histoire des villages que l’on croise au fil de l’eau. Des audio-guides sont mis à la disposition du «voyageur» parti à la conquête des flots bleus de l’été. Inaugurée à l’été 2010, la Route bleue des voyageurs offre un parcours de 155 kilomètres, réparti en tronçons d’une vingtaine de kilomètres, avec des marais à la végétation verdoyante où réside une faune des plus diversifiées. Que de tranquillité, et ce à quelques kilomètres à peine de Montréal!
Â
Apportez votre canne à pêche car plusieurs endroits sont propices à y lancer sa ligne. C’est le cas notamment de la baie Carillon, la rivière des Prairies en aval de la centrale hydroélectrique et l’archipel de Sainte-Rose.Â
La Route bleue des voyageurs commence au pied du barrage de Carillon sur la rivière des Outaouais, traverse le lac des Deux-Montagnes, offre le choix de descendre la rivière des Mille Îles ou la rivière des Prairies, emprunte le Fleuve Saint-Laurent et se termine à Saint-Sulpice, dans la région de
Lanaudière.Â
Lanaudière.Â
Â
Â
Â
Â
Â







