
Par Diane Laberge
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Après avoir passé douze jours dans l’espace, l’astronaute en herbe et président fondateur du Cirque du Soleil raconte au magazine Découvertes comment lui est venu le goût des voyages qui l’a mené à s’envoler de la terre aux étoiles pour la sauvegarde de l’eau de notre planète.
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.   Le goût de voyager vous est-il apparu tôt dans la vie? A-t-il été initié par un modèle, une rencontre, une lecture?En fait, j’ai eu le goût du voyage par 2 expériences très différentes. La première, lorsque j’avais à peu près 10 ans, avec le visionnement d’un documentaire à la télévision. Il s’agissait d’un documentaire de National Geographic, je crois, qui nous transportait ailleurs, dans un pays lointain. Quand j’ai vu ce documentaire,  je me souviens très bien d’avoir réalisé qu’il y avait d’autres gens, d’autres nationalités, d’autres cultures que je ne côtoyais pas dans mon quotidien. Je savais déjà que je voulais les découvrir. Deuxièmement, il y a eu Expo 67. Un tour du monde à travers des pavillons incroyables! Des musiques, des images, des expériences... C’est dans le Pavillon de l’URSS que j’ai aussi vu pour la première fois des images de fusées.Â
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2.   Parmi tous les voyages que vous avez faits à ce jour, quel est le pays qui vous a le plus marqué et celui qui a eu le plus de résonance sur votre vie? Tous les pays que je visite sont reliés à des souvenirs, à des rencontres, à des gens, à des expériences gastronomiques précises ou, tout simplement, à des moments de pure contemplation. Ils ont donc tous quelque chose d’important dans ma vie.
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Qu’avez-vous découvert en voyageant? Des gens. Des humains. Des liens qui ont façonné ma vie et ma personnalité.
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3.   Après avoir fait plusieurs fois le tour du monde, vous vous lancez à la découverte de l’espace. Quel a été le plus grand leitmotiv à entreprendre un tel voyage? Le défi personnel que ce voyage imposait m’intéressait. Et d’avoir la chance unique et le privilège de pouvoir voir notre planète, notre monde, d’une perspective aussi impressionnante était une occasion unique à saisir.
 
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4.   Votre rencontre avec Julie Payette semble avoir été déterminante dans la décision de vous lancer dans une telle aventure. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi? Julie Payette est devenue une amie lorsqu’elle a accompli sa toute première mission. Nous avons toujours échangé sur ses projets et sur son travail exceptionnel d’astronaute.  Elle incarne parfaitement ce rôle d’exploratrice, de pionnière de l’espace pour le bien de l’humanité. C’est ça qu’elle partageait avec moi et qui me stimulait à vouloir découvrir cet univers fascinant.
5.   Qu’est-ce qui a été le plus frappant lors de ce voyage? Ce que vous avez vu ou ce que vous avez découvert sur vous-même?
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Toute l’expérience a été marquante pour moi. Du début à la fin. Il est clair qu’au moment où j’ai aperçu la terre et la lune en même temps, j’ai crié de bonheur! Cela était un moment unique à vivre. Mais je confirme que chaque seconde, chaque minute, restent gravées dans ma mémoire comme étant des moments importants dans ma vie.
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6.   Comment vous est apparu la planète vue d’en haut? Belle. Très belle. Mais aussi très fragile.
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7.   Côté nutrition, qu’est-ce qui vous a le plus manqué? Les fruits frais. Les fruits sont pour moi un petit bonheur nutritif quotidien.
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8.   Après avoir fait plusieurs fois le tour du monde, et maintenant le tour de la planète, quel peut être le prochain projet? Arrive-t-on un jour au bout de ses rêves?Lors de mon séjour dans l’espace, j’avais le bonheur de faire le tour du monde 16 fois par jour! J’avais encore l’impression de ne pas avoir tout vu! Alors non, je n’ai pas encore terminé mes voyages… et je ne serai jamais au bout de mes rêves.
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9.   Croyez-vous avoir atteint votre objectif de sensibilisation à la cause de l’eau via votre fondation One Drop? Oui. Je crois que ma mission a été accomplie.  Il faut désormais continuer de soutenir le mouvement amorcé. La cause de l’eau est criante. Il y a urgence d’agir et je crois que la Mission Sociale et Poétique a servi de tremplin en utilisant un langage artistique pour propulser la vague.Â
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