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Carnet de voyage

Naviguer au cœur de l'Arctique

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Une semaine en Arctique, c’est un rêve qui semble presque irréaliste. Lorsqu’on regarde sur le globe terrestre toutes ces petites îles inhabitées, on se demande bien ce qu’il y a à faire là-bas. Une seule réponse: s’émerveiller.

 


par Mélanie Loisel 


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Jour 1:

Départ de Kuujjuaq

En ce 14 juillet, il faisait un temps pluvieux en arrivant à Kuujjuaq dans le nord du Québec. Du haut des airs, le village semblait terne; les maisons pourtant colorées semblent grises, le sol dégarni, et les quelques épinettes, rabougries. En débarquant à l’aéroport, on se sent déjà bien loin de chez soi en voyant les écriteaux en inuktitut. Et à la vue d’un premier inukshuk en pierre, il n’y a plus de doute, on est bel et bien rendu dans le Grand Nord du Québec, au Nunavik. 

C’est ici que cette folle aventure dans l’Arctique commence. Sur le bord de la rivière Koksoak, de jeunes guides Inuits se relaient pour embarquer la centaine de touristes qui trépignent d’impatience d’entamer leur croisière à bord du Lyubov Orlova, un bateau russe affrété par la compagnie canadienne Cruise North Expedition. C’est à eux que je me joindrai pour ce périple de 7 jours où tout est à découvrir.

 

Jour 2:

vers l’ÃŽle d’Akpatok

Le premier choc survient dès le premier matin de cette odyssée de l’Arctique. En jetant un regard dans le hublot de ma cabine, la vue des glaces de la Baie d’Ungava est saisissante. Elles sont denses, épaisses et à perte de vue. On se croirait en hiver. Le bateau a peine à se frayer un chemin en plein mois de juillet. Les gros morceaux de glaces bloquent tellement le passage, qu’il faudra faire un détour pour se rendre sur l’ÃŽle d’Akpatok, située au milieu de la baie. Si tout va bien, on devrait y être en fin de journée.

En montant sur le pont du bateau, le vent du nord me rappelle aussitôt qu’on est rendu bien loin de Montréal. À l’extérieur, le mercure indique un seul petit degré. Mon chandail de laine ne suffit pas. Coupe-vent, gants et foulard seront essentiels pour pouvoir admirer le paysage. Ça en vaudra le coup! Un premier ours polaire fait son apparition sur la banquise au loin. Sur les glaces blanches, il est même difficile de l’apercevoir. Mais son pelage plus jaunâtre nous permet de le repérer avec les jumelles. Il est magnifique!

Juste pour voir cet ours polaire, ce voyage en vaut déjà la peine. Une chance parce que le vent commence à faire tanguer le bateau de gauche à droite. Quand on n’a pas le pied marin, c’est toute une épreuve. Le mauvais temps nous empêchera d’ailleurs de nous rendre sur l’île d’Akpatok. Dommage. Il faudra poursuivre notre route.

 

Jour 3: l’Ile de Diana

Après une nuit complète de navigation, on arrive enfin près de l’île  Diana sur la côte ouest de la Baie d’Ungava. Enfin, on pourra descendre sur la terre ferme. Les guides préparent les zodiacs et nous recommandent de s’habiller chaudement. Ce jour-là, le vent nous gèle les os mais on oubliera vite la météo. En arrivant sur l’île, les guides nous apprennent qu’il est possible de voir des bœufs musqués. En marchant un peu plus à l’intérieur des terres, on en repère enfin trois. Ces bêtes imposantes descendent lentement la falaise rocailleuse aux reflets verdâtres. Ils ont l’air si minuscules au loin. Mais avec des jumelles, ils sont vraiment énormes. Ces gros animaux trapus, très courts sur patte, peuvent peser jusqu’à 350 kilos. Il est difficile de les approcher mais on peut toutefois trouver des boules de leur pelage un peu partout sur l’île. Les bœufs musqués muent en été. Étonnamment, leur poil est très soyeux. C’est même, dit-on, la fourrure la plus chaude au monde.

 

L’île d’Opingivik

En après-midi, on fera un arrêt sur l’ÃŽle d’Opingivik située au nord de la Baie d’Ungava à la jonction du détroit d’Hudson. Là-bas, on fera un saut dans l’histoire. Les chercheurs ont découvert que le territoire a été occupé il y a 3 500 ans. Sur ce petit bout de terre rocailleux, toujours entouré de glaces, on retrouve donc quelques vestiges archéologiques. On peut y voir des ruines de maisons, des cercueils et d’anciens réfrigérateurs en pierre. Il y a des centaines d’années, c’était la destination vacances des Inuits de l’ÃŽle de Baffin. Ils y venaient l’été pour faire sécher leurs viandes afin d’avoir des réserves pour l’hiver. Difficile de s’imaginer que des gens pouvaient vivre sur cette île déserte. À part quelques fleurs de la toundra comme le pavot à fleur jaune et le saule rouge qui réussissent à se faufiler entre deux roches, c’est très rustique comme environnement.

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Jour 4: Kangiqsujuaq 

Au fil des siècles, les Inuits ont tout de même réussi à s’adapter à ce climat arctique. Ils ont développé des façons de pêcher et de chasser pour survivre aux affres du temps. Mais depuis quelques décennies, leur mode de vie a grandement changé. Les traditions se sont érodées pour faire place à la modernité et c’est plutôt la pauvreté s’y est quelque peu . En arrivant dans le petit village de Kangiqsujuaq dans la baie de Wakeham, on peut facilement le remarquer. Dans les rues en gravelle, quelques adolescents se promènent à toute vitesse en VTT. Les enfants sont dehors à tirer des roches, à jouer dans l’eau et à se chamailler. Personne ne s’inquiète. C’est comme ça dans les villages Inuits. Tout le monde se connaît, tout le monde prend soin l’un de l’autre.

Malgré tous les problèmes d’alcool, de drogue et de violences souvent rapportés, l’esprit d’entraide règne au Nunavik. En 5 ans, Kangiqsujuaq s’est d’ailleurs métamorphosé. Le village de 500 âmes a construit un petit hôtel, un gymnase et un centre d’interprétation pour le Parc national de Pingualuit, situé à 88 kilomètres au sud-ouest de Kangiqsujuaq. C’est dans ce parc que l’on peut voir le fameux cratère créé par une météorite, il y a 1,4 million d’années, formant un rond presque parfait au milieu de la carte du Québec. En été, les Inuits y passent presque plus de temps que dans leur communauté. Ils sont encore tous fous du camping et l’on peut les comprendre. Kangiqsujuaq est situé sur un site exceptionnel. Le village se trouve au creux d’une vallée entourée de majestueuses montagnes. On peut facilement y cueillir des moules, pêcher l'omble chevalier et chasser le béluga.

 

Jour 5:

Cap Wolstenholme

Depuis quelques jours, la mer est calme. Le voyage se passe jusqu’ici à merveille. Une autre escapade en zodiac nous permet, cette fois-ci, de se rendre au Cap Wolstenholme près des îles Digges pour voir l’une des plus importantes colonies de guillemots de Brünnich. Un demi-million de ces petits oiseaux blancs et noirs ressemblant à des pingouins s’y réfugient l’été pour faire leur nid et assurer leur prospérité. En s’approchant de ce gros rocher, on ne peut pas s’imaginer à quel point ils sont nombreux. Il y a des guillemots perchés partout dans les corniches étroites et escarpées. C’est à la fois étourdissant et vertigineux. Lorsque des milliers de guillemots décident de quitter tous en même temps le rocher, ça donne des envolées spectaculaires.

Malheureusement, comme plusieurs espèces, les guillemots sont menacés par les changements climatiques. Avec le réchauffement de la planète, il y a moins de poissons dans les eaux de l’Arctique. Résultat: les oiseaux nourrissent moins leurs petits et doivent changer leur alimentation. Au lieu de donner de la morue, ils optent notamment pour des caplans qui sont beaucoup moins nourrissants. À long terme, les petits des guillemots risquent donc d’être moins résistants et ne seront plus en mesure de survivre lors de la migration automnale vers l’Ile de Terre-Neuve. Déjà, les scientifiques remarquent que la colonie a diminué.

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Ivujivik

Ces changements climatiques ont aussi de l’impact sur les populations environnantes. Les Inuits, entre autres, ont longtemps mangé les oeufs des guillemots. Mais dans le village d’Ivujivik, situé complètement à la pointe du Québec, cette nourriture traditionnelle n’existe presque plus. Les 300 habitants vivent encore un peu de chasse et de pêche, mais ils attendent surtout la livraison par avion des denrées alimentaires périssables et les cargaisons par bateau de tous les autres produits. À l’arrivée de notre bateau, les enfants Inuits accourent d’ailleurs sur le bord de l’eau pour nous accueillir. Un peu comme à Kangiqsujuaq, ces jeunes passent leur journée à jouer à l’extérieur. Ils sont des enfants de la nature, de l’espace et de l’air frais. Mais le Nunavik devra relever de nombreux défis au cours des prochaines années. 60% de la population a moins de 18 ans. Le principal enjeu sera donc de les instruire.

 

Jour 6:

l’Ile de Coats

On quitte maintenant le Nunavik pour se rendre au Nunavut. L’île de Coats est l’endroit idéal pour relaxer sous le soleil arctique. Hormis la présence des moustiques qui sont énormes et qui nous bourdonnent dans les oreilles, on aurait envie de se prélasser sur cette plage sablonneuse qui a des airs de tropiques. L’idéal est donc de partir à l’assaut de cette île dominée par des gorges de granite qui lui donne un ton rosé. On a l’impression que tous les paysages sont comme dans un tableau aux couleurs pastel. En mar-chant sur les falaises, on peut en plus y apercevoir des traces de caribous et d’oies à travers la toundra. C’est le calme à l’état pur. Et pour nous attendrir davantage, on peut même voir des linaigrettes, ces petites fleurs qui ressemblent à des boules de coton.

 

L’ÃŽle des Morses

Après les avoir admirés pendant une quinzaine de minutes, on poursuit notre tour de l’île. Une scène digne d’un documentaire du National Géographic nous attend. Un millier de morses sont rassemblés sur les rochers. On peut entendre leur souffle fort et leurs cris stridents. Et comble de bonheur, une centaine d’entre eux décident de se jeter à l’eau en même temps pour se rafraîchir. Les éclats de l’eau font un brouhaha d’enfer. C’est saisissant!  

Mais il suffit qu’un couple d’ours polaires se pointe le bout du nez pour qu’on oublie tout le reste. Pendant une demi-heure, il aura été possible d’admirer ces deux beaux ours blancs qui passent l’été sur la terre ferme en attendant de retourner l’hiver sur la banquise. Avec plus de 2 000 morses sur cette île, ils ont trouvé de quoi se mettre sous la dent. Avec un soleil de plomb, un ciel sans nuages et 15 beaux degrés, on a la chance de se rendre quelques kilomètres plus loin sur l’ÃŽle des Morses. En s’y approchant tranquillement en zodiac, on voit d’abord une vingtaine de morses collés les uns contre les autres en train de se faire bronzer au soleil. C’est la paresse totale. Aucun d’entre eux n’ose bouger. Ils n’ont même pas l’air de réaliser qu’on est là. 

Test Annick 

Jour 7: Ile de Marbre

Le voyage tire à sa fin, l’île de Marbre est la dernière qu’on aura la chance de visiter. Et c’est probablement la plus magnifique. En arrivant sur cette île, on a tout simplement l’impression d’avoir changé de planète. Tout est blanc et désertique. L’île est complètement recouverte de roches de marbre sur lesquelles on retrouve du lichen séché qui prend toutes sortes de formes. C’est comme si l’île avait été tatouée. En plus, de petites fleurs nordiques qu’on appelle  épilobes mauves poussent abondamment sur cette terre aride. Pendant cette expédition, deux des jeunes guides Inuits en profitent aussi pour me faire découvrir le saxifrage, une autre minuscule petite fleur au goût plutôt amer mais qui a la vertu d’être très énergisante.

 

Jour 8:

Arrivée à Churchill

On arrive finalement en soirée au port de Churchill au nord du Manitoba. On dormira dans le bateau pour faire une dernière expédition le lendemain matin. À 5 heures, nos guides nous réveillent pour  voir les bélugas. Mais à l’extérieur, il y a un épais brouillard. Difficile de voir ces fameuses baleines blanches qui ont l’habitude de se tenir dans l’estuaire de la rivière Churchill pendant l’été. Après une heure, on n’a toujours rien vu et l’on commence à geler à bord du zodiac. On décide alors de faire demi-tour. Et c’est là, à quelques mètres du bateau, qu’une dizaine de bélugas osent enfin sortir le dos de l’eau. Deux d’entre eux s’approchent même à côté de nous pour nous éclabousser un peu! C’est mieux que du champagne pour célébrer la fin de ce safari au cœur de l’Arctique.

 

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Cruise North Expedition propose en moyenne 5 croisières, par année, dans l’Arctique pendant l’été, du mois de juillet au mois de septembre. En plus du Safari de l’Arctique, l’entreprise offre les destinations suivantes: aventure sur l’Ile de Baffin, croisière en Haute Arctique et au Groënland, Passage du Nord-Ouest et Croisière autour des Spirit Mountains, sur la côte est du Labrador. Cette dernière se déroule à bord d’un bateau de 100 mètres de long capable d’accueillir une centaine de passagers, en plus des 60 membres de l’équipage. À bord, une équipe de guides et d’experts de la faune et de la flore arctique vous attendent. Dans tous les cas, les voyageurs ont la chance de s’arrêter tous les jours sur une île vierge pour découvrir la vie sauvage (ours polaire, bœuf musqué, morse, baleine, guillemot) ou dans des villages inuits basés au Nunavut, au Nunavik ou au Groënland. Sans être de grands sportifs, il faut être en forme pour pouvoir faire les excursions. Dès 2010, le prix de ces croisières variera entre 3 795$ à 9 000$ en occupation triple, ce qui comprend le billet d’avion à partir de Montréal, le logement et la nourriture. La majorité des croisières dure entre 8 et 14 jours. Profitez de l’hiver pour préparer vos prochaines expéditions estivales et vous remettre en forme!

www.cruisenorthexpeditions.com

www.nunavik-tourism.com

 

 

Magazine Découvertes, n°4, Hiver 2009-10, p.60

 

 

Le monde comme piste cyclable

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altpar Pierre Bouchard et Janick Lemieux

Depuis 1990, Janick Lemieux et Pierre Bouchard sillonnent le monde sur leur monture surchargée.  Ils reviennent d’un méga treck à vélo qui aura duré 6 ans. Après avoir pédalé plus de 50 000 kilomètres à documenter les volcans du Cercle de feu du Pacifique, ils sont de retour au Québec pour y écrire le livre de leurs aventures (récits et photos) dont la sortie en librairie est prévue à l’automne 2009. Ils entreprendront ensuite une tournée de conférences qui devrait les conduire un peu partout au Canada et aux États-Unis. Curieux, le magazine Découvertes a voulu en savoir plus sur ce qui se cache dans les 75 kilos de bagages qu’ils traînent chaque jour en selle avec eux. Beau temps mauvais temps!

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Le Kilimandjaro ou l'intelligence de soi... selon Marcel

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avec la collaboration de Caroline Desbiens

L’ascension du Kilimandjaro ? Un autre défi fort attrayant pour qui veut se dépasser me direz-vous ? Non pas pour se dépasser mais bien pour se connaître. Quelqu’un qui se pense être en excellente forme physique et s’entraîne depuis toujours peut recevoir la leçon d’humilité de sa vie car il se pourrait fort bien qu’il n’atteigne jamais le sommet du Kilimandjaro.

 

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194 Km de route et 6 heures de découverte!

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par Diane Laberge

Le Circuit du Paysan, circuit champêtre du secteur sud-ouest de la Montérégie, vous offre des heures de plaisir et des kilomètres de détente à parcourir seul, en couple ou en famille. Situé au piedmont des Adirondacks, le Circuit du Paysan longe la frontière américaine entre la rivière Richelieu et le lac Saint-François. Son trajet bouclé est facilement accessible par la sortie 21 de l’autoroute 15 sud à Napierville.

 

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Lever l'ancre en famille

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par Tania Berthelot

C’est bien connu: plus on laisse nos peurs de côté, plus on avance! À l’automne 2005, mon conjoint et moi, accompagnés de mes 3 enfants, avons décidé de partir en voilier, et ce, malgré notre manque d’expérience en navigation. Notre envie si forte de nous embarquer nous a conduits à prendre rapidement les moyens nécessaires pour mettre à terme notre projet. À peine quelques mois plus tard, nous quittions aux aurores notre ancrage de Key Biscayne (Floride), direction Bahamas. Dans le sillage d’Isla Bonita (le catamaran d’amis transformés en mentors pour l’occasion), voyons un peu les effets qu’aura eu ce périple en mer sur nos petits marins d’eau salée. 

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L'Odyssée d'un Peintre-Skieur en Colombie Britannique

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altPlusieurs me connaissent encore aujourd’hui comme le peintre-skieur du Massif, la montagne au plus haut dénivelé à l’est des Rocheuses canadiennes. Utilisant mes skis en guise de chevalet, je réalise « sur le motif » des tableaux d’hiver d’un réalisme saisissant. 

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