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ÃŽles grecques
SIMIÂ : L’ÃŽLE SANS EAU
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Martin et Marie habitent une île de beauté. Depuis plusieurs années, ils ont élu domicile à l’île d’Orléans, à quinze minutes à peine du centre-ville de Québec où ils vaquent quotidiennement à leurs activités professionnelles. Fervents voyageurs, ils favorisent souvent la fin de l’été, voire le début de l’automne, pour accomplir leurs périples en terre étrangère. En octobre dernier, lors d’un voyage en Grèce, Simi s’est imposée comme une révélation. Ils y ont découvert un endroit unique, isolé du monde, où la vie s’écoule au compte-goutte.
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Par Diane Laberge
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C’est au cœur de l’archipel des îles grecques que se dresse fièrement ce petit caillou de 2 500 âmes, à quelques kilomètres à peine au large des côtes turques.  Totalement dépendante, cette île reçoit chaque semaine de ses voisines les plus proches, eau et victuailles. C’est encore aujourd’hui le secret le mieux gardé de la Mer Égée avec un rythme de vie qui semble s’être figé depuis l’Antiquité. Martin et sa complice de tous les voyages s’y sont rendus pour profiter des derniers rayons d’un été qui n’en finissait plus.
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 Un rocher mythique
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On n’accède pas à Simi en criant ciseaux. C’est une île qui se mérite. À quelques kilomètres à peine des côtes de la Turquie et à plus de 26 miles marins de Rhodes qui lui sert de nourrice, la superficie de Simi n’est pas très importante : dix kilomètres à peine du nord au sud pour huit kilomètres de large. La plus grande partie de son territoire est de nature rocheuse et comporte très peu de zones habitées. Les cités byzantines de Gialos (en bordure de mer) et de Chorio (sur les hauteurs) constituent les principaux attraits touristiques de la petite île. Il faut voir la dizaine de moulins à vents, sur les sommets de Chorio, pour apprécier la beauté de cet univers d’un autre temps.
Tous les jours, des traversiers font la navette entre l’île de Rhodes et Simi, transportant les denrées nécessaires à la vie quotidienne des insulaires. En saison, prennent aussi place à bord de nombreux touristes de passage. Chaque semaine, l’eau est acheminée par bateau vers le petit rocher où elle est emmagasinée dans d’imposantes citernes. L’hiver, l’île est totalement coupée du monde.
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 Privés de tout, les habitants de Simi sont pourtant des gens heureux qui trouvent leur bonheur dans la quiétude et les richesses, naturelles et souvent spirituelles, de leur île adorée. L’île compte d’ailleurs pas moins de 350 églises et monastères dont certains accueillent dans leurs cellules un grand nombre d’estivants.
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 Accroche coeur
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En s’approchant de Simi, on est d’abord frappé par la masse rocheuse et les nombreuses criques où s’infiltre la mer. En arrivant au port de Gialos, c’est le coup de foudre immédiat. L’effet est à ce point saisissant que vous serez subitement tenté de vous y établir à demeure. L’île paradisiaque respire charme et tranquillité par tous les pores de ses rochers. Il existe à Simi une luminosité comme nulle part ailleurs et ce, à toute heure du jour. La nuit, le ciel étoilé est tout simplement magique.
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 Gialos a conservé le caractère néoclassique de son architecture, ce qui en fait un site historique et protégé. Ses maisons aux enduits ocres et aux admirables frontons comportent des balcons en fer forgé sur lesquels on aime jardiner. À cette palette aux accents terracotta s’harmonisent le marron des fenêtres ou l’indigo de portes ornées de magnifiques heurtoirs de fer forgé. Dans les rues étroites de la ville, étrangement désertes en ce mois d’octobre, ce qui frappe avant tout ce sont les pavés. Faits de galets de différentes tailles, ils dessinent des formes de bateaux, des ancres, des motifs végétaux ou tout simplement décoratifs. Ce qui donne l’impression de fouler à même le sol de véritables œuvres d’art.
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 D’inspiration vénitienne, des maisons de deux ou trois étages sont alignées en amphithéâtre; elles se pressent les unes sur les autres et escaladent les collines en arrière-plan. Dans le port, sont amarrés des bateaux de tout acabit, de la barque de pêcheur (caïque) au plus imposant voilier quatre mâts. L’endroit est animé et la promenade le long des quais foisonne de restaurants, hôtels bijouteries, boulangeries, magasins de souvenirs (principalement des éponges rappelant le passé de l’île).
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 Côté hospitalité, vous verrez une grande différence si vous décidez de vous établir à Simi quelques jours. Habitués au va-et-vient quotidien des ferry-boat en provenance de Rhodes, les insulaires semblent avoir développé un sens de l’hospitalité beaucoup plus poussé envers les touristes décidant de s’y attarde quelques semaines. Ils n’auront alors aucun problème à partager avec vous la table comme les bonnes adresses. De charmantes petites villas à flanc de montagne, à proximité de la plage et à cinq minutes de marche du village sont offertes en location touristique pour aussi peu que 400$ la semaine, hors-saison.
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 L’ile-jardin
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Les régions boisées de l’île sont constituées de pins, de cyprès et d’arbousiers. L’élevage se limite aux troupeaux de chèvres dont le lait permet la production de beurre et de fromages. Bien que de nature rocheuse, la végétation y est paradoxalement très riche ce qui fait que l’île produit en abondance figues, figues de Barbarie, amandes et miel de thym.
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 Et comment survit ce jardin d’Eden, sans eau? Sachez que l’irrigation des terres agricoles se fait à partir d’eau de pluie recueillie dans des citernes privées ou publiques dont la plus importante est de 600 mètres cubes. Un important système de canalisations fait ensuite le travail. Il n’est pas rare d’ailleurs de voir chaque propriété munie de citernes servant à recueillir la pluie, quand pluie il y a.
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Depuis leur retour à l’île d’Orléans, Martin et Marie n’ont qu’une seule idée en tête : revoir Simi le plus tôt possible. Et un conseil : choisir d’y aller hors-saison et longtemps, c’est encore mieux!
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 À VOIR ABSOLUMENT :
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 - Le passage Kali Strata, avec son escalier aux 500 larges marches, bordé de vieilles et belles maisons byzantines.
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-Le monastère de Panormitis, au sud-ouest de l’île, avec ses deux musées. La route entre Simi et Panormitis offre un panorama exceptionnel.
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 -L’intérieur du monastère Saint-Sauveur, pour la splendeur de ses peintures murales.
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 -Le quartier de la Douane et le marché aux poissons de Gialos qui chaque matin regorge de poissons frais, de homards, de crevettes et de poulpes.
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 À FAIRE ABSOLUMENT :
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-Une excursion sur les plages de Pedi, Sialonas, Nanou, Marathounta, Isidoros et l’île de Seskli, en petits bateaux de pêche.
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 -Du kayak, de la voile et de la plongée dans les magnifiques criques aux plages de galets de l’île.
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LA CORSEÂ : BELLE ET REBELLE
Dès l’antiquité, les Grecs la nommaient Kallisté, la très belle. Aujourd’hui, si vous tapez île de beauté sur n’importe quel moteur de recherche dans internet, vous voilà en Corse en une fraction de seconde. La Corse est une terre de contrastes, riche de la diversité de son territoire avec ses mille kilomètres de côtes, son maquis aux parfums enivrants et ses sommets enneigés jusqu’au printemps. Sans oublier bien sûr la spécificité de son peuple, fier et indépendant.
Par Anthony Masini
Arriver en Corse par bateau permet de goûter à la magie des lieux, de contempler un lever de soleil sur la cité ajaccienne ou, si vous avez choisi de commencer votre séjour par Bastia, de longer le cap corse au petit matin éclairé par la lueur envoûtante de l’aube. Mais que l’on choisisse le nord ou le sud comme porte d’entrée, il faut absolument faire le tour de l’île et parcourir l’intérieur pour en saisir toutes les nuances.Â
C’est en visitant la Corse par vous-même que vous découvrirez la richesse de son territoire et de ses habitants. Pour ce faire, la location d’une voiture est indispensable car l’île n’est que partiellement desservie par les transports en commun. Une seule exception à cela : la micheline. Ce tortillard reliant Bastia à Ajaccio est un incontournable qui vous laissera des souvenirs impérissables.
Il faut éviter les deux mois d’affluence que sont juillet et août, où les tarifs peuvent doubler, et opter plutôt pour l’avant ou l’après saison. Aux mois de mai et juin, le maquis s’éclate en milliers d’effluves et les journées sont plus longues.
Pour avoir un aperçu significatif de la Corse, il faut prévoir idéalement trois semaines : une semaine pour le sud et ses plages paradisiaques, une semaine pour le nord et ses criques secrètes, une autre pour le centre et ses villages pittoresques.
La Corse recèle de beautés sauvages qui ne demandent qu’à être découvertes au détour de sentiers vertigineux qui descendent vers la mer ou s’égarent dans les montagnes. À ce propos, il faut savoir que la côte ouest offre ce qu’il y a de plus contrasté, la côte orientale étant plus vallonnée mais non dénuée d’intérêt si on prend le temps de parcourir les villages de la Castagniccia où le châtaignier est roi.
Quelque soit la période de l’année à laquelle vous choisirez de vous y rendre, la Corse saura vous envoûter. L’hiver, le charme se trouve surtout dans les villages de montagne, au coin d’un feu, à se délecter de charcuteries grillées ou de sanglier en sauce. Le printemps et l’automne sont propices aux promenades dans le maquis et aux randonnées jusqu’aux lacs de montagnes. L’été, les plages paradisiaques et les cours d’eau bucoliques répondront aux attentes des vacanciers.
Saviez-vous que :
·     Les calanches de Piana, le golfe de Girolata et la réserve de Scandola sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UnescoÂ
·     La Corse a une superficie de 8 778 km2 soit environ 190 km de long sur 90 km de large avec un point culminant, le Monte Cinto à 2706 m.
·      La Corse compte encore aujourd’hui plus de 67 tours génoises rappelant les influences historiques de l’île.
·     Bien que française, la Corse revendique depuis des années son indépendance.
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Escapades gourmandes et culturelles
Les fromages au caractère bien trempé et le brocciu, réalisé à partir du lait de brebis, occupent une place de choix dans la gastronomie. L’île est aussi célèbre pour ses charcuteries à base de porc comme les lonzi, coppe et figatelli. Cette dernière, longue saucisse aux saveurs rustiques et en forme de fer à cheval se déguste bien fraîche, grillée au feu de bois. Les autres types de charcuterie sont séchés et se mangent crus. Toutes vous laisseront en bouche ce goût enchanteur du maquis qui fait dire à certains que la charcuterie Corse est la meilleure au monde.
Un produit original à découvrir lors de votre passage sur l’île est la boutargue, appelé aussi le caviar de la Méditerranée ; il s’agit d’œufs de poisson, séchés et salés puis recouverts de cire pour une meilleure conservation. À l’apéritif, accompagnez-la de l’un ou l’autre des excellents vins de la région du Cap Corse, de Patrimonio ou de Sartène, et vous goûterez l’extase !
Côté culture, il y a en Corse de nombreux festivals dont les plus courus sont Les Nuits de la guitare à Patrimonio et le Festivoce de Pigna qui sont devenus au fil des ans des incontournables en matière de musique et de chants polyphoniques.
Le GR20Â : l’un des plus beaux treks au monde
Depuis le début des années 90, le GR20 a acquis une réputation à l’échelle internationale. Il est d’ailleurs considéré par plusieurs comme le plus beau trek au monde malgré qu’il soit l’un des plus difficiles avec un parcours en général très accidenté. Avant de vous y aventurer, il faudra vous assurer d’être en excellente condition physique si vous ne voulez pas vous mettre en difficulté, voire même en danger. N’attendez surtout pas d’être au pied du Monte Cinto (2 706 mètres) pour vous apercevoir que vous n’avez pas de gants ou que vos chaussures de marche vous font mal aux pieds.
Le GR20 peut s’aborder de deux façons : du nord au sud ou l’inverse. Les montagnes du sud étant beaucoup plus douces et moins techniques que celles du nord, l’option sud-nord est certes la meilleure pour les moins initiés puisqu’elle permet une montée progressive. En commençant par le sud, vous marcherez constamment dos au soleil ce qui n’est pas négligeable pour la lumière et ses effets sur le paysage. Sachez que tout le parcours du GR20 suit la ligne des crêtes de la grande dorsale de l’île et offre des panoramas exceptionnels. Plusieurs compagnies d’aventure proposent les services de guides pour accompagner les randonneurs. On trouvera dans les refuges du GR20 tout le ravitaillement nécessaire pour les repas du soir ou les petits-déjeuners de même que les boissons (café, vins, bières). Les installations sont cependant ce qu’il y a de plus rustiques et n’offrent souvent que très peu de confort (pas de couvertures, douches froides, peu ou pas de sanitaires). Pour ceux qui optent pour la randonnée en solo, il est préférable d’être débrouillard, d’avoir un bon sens de l’orientation et de bonnes connaissances météo car l’expérience du GR20 n’a rien à voir avec les chemins de Compostelle. Bien que le paysage soit à couper le souffle et la diversité constamment au rendez-vous, le GR20 est une expérience quasi-extrême que l’on peut faire en version 6, 15 ou 30 jours. La plupart des randonnées balisées se situent à l’intérieur du parc naturel régional qui se charge de l’entretien des sentiers, des gîtes et des refuges et veille à la sécurité des randonneurs.
D’autres sentiers de Corse sont beaucoup plus faciles d’accès tels le Sentier des Douaniers, les  Mare a mare (sud et nord),  Tra mare e Muntagne et  le Cap Corse par ses crêtes. Les lacs de montagnes (Creno, Capitello, lac de Nino) méritent aussi quelques heures de marche pour contempler ces joyaux naturels.
Côté adrénaline, la Corse réserve des émotions fortes aux amateurs de canyoning et de tyroliennes principalement au centre du pays et dans les gorges des secteurs de Bavella.
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La Corse par les criques
Plusieurs des magnifiques plages qui abondent le long du désert des Agriates ne sont accessibles que par la mer. Des bateaux font la navette à partir de Saint-Florent vers Loto, Saleccia ou Malfacu. Vous passerez des heures merveilleuses sur des plages désertes au creux de criques profondes où il est possible d’explorer les fonds marins munis de masques et tubas. Si vous êtes amateurs de plongée, dirigez-vous plutôt vers le sud. Dans la région des îles Lavezzi situées près de Bonifacio, à 20 ou 30 mètres de profondeur, la mer recèle d’oursins, d’algues marines et de poissons colorés dont une forte concentration de mérous. Dans les Bouches, vous aurez accès à l’une des plus belles zones coralliennes de la Méditerranée.
PETIT BIJOU CORSEÂ
Le souvenir emblématique est le couteau corse. Certains sont de véritables œuvres d’art. Le manche, souvent très travaillé, est créé à partir d’une corne récupérée auprès d’un berger. Un couteau artisanal nécessite de nombreuses heures de fabrication et un savoir-faire pointu, ce qui justifie son prix élevé.
LIENS UTILESÂ :
Agence du tourisme de la Corse : pour planifier son séjour, créer ses circuits et profiter de nombreuses promotions.
Traversier vers Bastia ou Ajaccio :
Départs tous les jours de Marseille, Nice ou Toulon. La traversée dure en moyenne douze heures. Prix pour 2 personnes (traversée seulement), en juin : 240$. Un conseil : préférez la cabine aux fauteuils. Prix d’une cabine : 80$ pour deux. Infos : www.sncm.fr ou www.cmn.fr
Hébergement Cap Corse :
Les Gites du Cap Corse (Nonza) : des gites et chambres d’hôtes en montagne avec vue sur la mer, en bordure de rivière et à quelques pas d’une magnifique plage de galets. Infos : www.cap-corse.com
Hébergement Centre et sud de la Corse :
Les Gites d’Orasi (Sartène) : abordable, à dix minutes de la plage de Roccapina. La Corse rurale à son meilleur. Infos : www.corse-location-sartene.fr
Canyoning : www.corse-montagne.com
Tyro-trekking : www.interracorsa.fr
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Notre rédactrice en chef s’est amusée à comparer ses coups de cœur avec ceux de l’auteur, Corse d’origine. Voici le résultat.
ELLE
1)    La Balagne. Pour ses oliveraies mais aussi pour ses petits hameaux aux étroites ruelles, littéralement perchés au sommet du monde. Y accéder demande patience et virtuosité au volant. Arrêt obligé à la Casa Musicale de Pigna et sur les sommets de San Antonino pour la vue sur les coteaux, l’Ile Rousse et Calvi.
2)   Bonifacio. Pour l’effet saisissant de ce village construit sur des falaises de calcaire d’un gris rosé et dont la mer ronge littéralement le pied. Faites une virée à la Marine (port) car c’est là que Bonifacio vit et bouge jusqu’aux petites heures du matin. Prenez la mer pour explorer les grottes, les calanches, les plages et les îles environnantes.Â
3)    Nonza. Pour ses maisons aux toits de lauze et pour sa tour génoise narguant le vide. Du sommet de la tour, vous pourrez apprécier une vue exceptionnelle de tout le Cap Corse, du désert des Agriates et du golfe de Saint-Florent.
4)   Les Calanches de Piana. Pour le charme du village et ses vues en plongée mais aussi pour ses falaises de plus de 300 mètres de haut d’un rouge éclatant à la tombée du jour. Arrêtez-vous à chacun des belvédères car le panorama change à chaque détour.Â
5)    Sartène. Pour sentir le véritable art de vivre corse, pour la chaleur des cafés de la place centrale, pour la multitude de boutiques de produits du terroir corse où il faudra obligatoirement s’arrêter, le temps de se procurer vins, denrées et artisanat local.  Â
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LUI
1) Le désert des Agriates : pour randonner en kayak le long de sa rive jusqu’à Saleccia puis Malfacu, pour ses criques baignées d’une eau turquoise, pour ses bergeries sorties d’un autre temps où il est possible de passer la nuit.Â
2) Le train Bastia-Ajaccio : pour ses paysages à couper le souffle, pour la traversée de ses forêts, pour ses gares de villages pittoresques, pour une expérience vertigineuse oscillant entre les montagnes russes et le jardin d’Eden.
3) Bastia : pour une promenade dominicale, du marché aux puces de la Place Saint Nicolas jusqu’à la Place du marché. En continuant par les ruelles étroites, on rejoint le vieux port avant de s’attaquer aux escaliers qui mènent au jardin Romieux puis à la citadelle.
4) Scandola : pour la beauté sauvage de cette réserve naturelle aux origines volcaniques, pour ses cavités peuplées d’oiseaux, pour ses fonds marins poissonneux et pour la lumière du soleil couchant sur ses rouges falaises. Le littoral étant quasiment impossible à rejoindre à pied, à visiter par la mer.Â
5) Erbalunga : pour la quiétude de ce petit port de pêche et sa tour génoise, pour ses maisons qui résistent aux assauts de la mer, pour ses ruelles piétonnes et ses restaurants de poissons. Pour l’inspiration qu’il procure aux nombreux peintres qui le visitent.
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ANTICOSTIÂ :
ÎLE DE LA DÉMESURE!
C’est la plus vaste et la plus sauvage des îles du Québec.  Paradis de chasse et pêche, Anticosti est de plus en plus fréquentée par les vacanciers en quête de démesure.
Par Diane Laberge
Port Menier sera votre port d’entrée principal que vous décidez d’arriver en tout confort par la mer ou par avion.   Ex-royaume privé du chocolatier français Henri Menier, on doit à celui-ci l'introduction de nombreux chevreuils sur le territoire faisant d’Anticosti, dès les années 1900, un véritable paradis tant pour la chasse aux cervidés que pour la pêche au saumon de l’Atlantique remontant par centaines les méandres des nombreuses rivières de l’île.
Cœurs de pirate?
À une certaine époque, l’île aurait été habitée par des individus dont les desseins semblaient pour le moins douteux. Pensons à Louis-Olivier Gamache, ce matelot à la réputation de trafiquant qui aurait sans scrupules provoqué plusieurs naufrages dans le but de piller ses victimes qui, au milieu du XIXe siècle auraientt été fort nombreuses. Le chocolatier Menier aurait quant à lui laissé de bien meilleurs souvenirs mais peu importe, toutes ces histoires sont maintenant très loin derrière et, de toute évidence, un séjour à Anticosti est depuis devenu aussi bon qu’a pu l’être le chocolat de Menier.
Paradis de chasse et pêche
La superficie de l’île est d’environ 7 950 km2. Sepaq Anticosti et le parc national d’Anticosti en gèrent les deux tiers, le reste étant sous la juridiction de pourvoiries privées qui s’y sont  implantées et proposent aussi d’intéressants forfaits aux amants de nature sauvage. Pour tous ceux qui comme moi ont eu la chance d’y chasser le gibier et d’y moucher le saumon, le souvenir d’un passage à Anticosti demeure impérissable.
La saison de pêche au saumon s’échelonne de la mi-juin à la fin août. L’important réseau de rivières à saumon réserve de belles (sur)prises avec des saumons pouvant atteindre les 4 à 6 kilos. D’autres rivières aux eaux cristallines permettront de capturer des truites de mer qui, poêlées à peine sorties de l’eau, représenteront elles aussi une dose de bonheur à l’état pur.
Que vous pêchiez sur le territoire de la rivière Chaloupe, de la Bell, de la Loutre ou la renommée Jupiter, vous découvrirez des paysages à couper le souffle dont des fjords et des canyons majestueux aux creux desquels s’engouffrent des rivières peu profondes.
Pendant que l’avion qui amène notre groupe se pose délicatement sur une piste de terre du nord-est de l’île, une série de pick-up garés le long de la bicoque de bois servant d’aérogare attendent les voyageurs pour assurer le transport vers l’une ou l’autre des quatre pourvoiries de l’île. Dans un nuage de poussière, les rutilants engins s’engagent sur les routes de cailloux de l’île. Les distances sont longues à Anticosti mais nous voilà  enfin devant notre refuge,  baraquement de bois rond tout ce qu’il y a de plus pittoresque et rustique. L’environnement est tel que des chevreuils curieux viennent déjà nous souhaiter la bienvenue. Le voyage s’annonce bien. À peine installés, la soupe mijote sur le feu, les guides font leur entrée, les cartes se déploient et l’aventure est prête à commencer.
La saison de la chasse à Anticosti s’étend jusqu’à la mi-décembre et des territoires bien précis sont réservés pour la chasse à l’arc ou à la poudre noire. Pour les cœurs sensibles, il faut savoir que l’île compte une colonie d’un peu plus de 160 000 cerfs de Virginie lesquels, s’ils n’étaient pas chassés, risqueraient de mettre en péril l’écosystème de l’île. Pour contrôler le cheptel, la récolte de 2 cerfs par chasseur par séjour est permise. Personne ne repartira bredouille!
Parc national : des kilomètres et des kilomètres de sentiers
Choisissez parmi les 76 kilomètres de sentiers du parc national d’Anticosti pour vous familiariser avec une nature d’une beauté exceptionnelle et une faune abondante à défaut d’être variée. Au détour d’un sentier, il n’est pas rare de croiser tétras, castors, gélinottes, lièvres et quelques renards roux.
Vous pourrez randonner aisément sur les sentiers de la Grotte-à -la-Patate, Chicotte-la-Mer, Baie-de-la-Tour ou utiliser les pistes menant à la fabuleuse chute Vauréal. Il est également possible de découvrir le sud de l’île à dos de cheval, une expérience certes des plus exotiques.
Les amateurs de bains de soleil ne seront pas en reste avec des kilomètres de plages de sable blanc et de cailloux où viennent se jeter des caps rocheux dessinés à partir de la même palette de couleurs. Ma préférée est certes la plage de Cap-à -la-Table. Les plus téméraires y jetteront un orteil à l’eau, le temps d’une trempette dans une eau plutôt froide même en été. Il n’est pas rare de voir au large quelques colonies de phoques s’amuser en sautant hors de l’eau le temps pour vous de sortir vos appareils photos et de capturer ces moments magiques. Inoubliable!
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EN EXERGUE, DANS LE TEXTEÂ DE L’ARTICLE:
Certaines parois rocheuses bordant les rivières d’Anticosti recèlent de fossiles tels des trilobites, crinoïdes, éponges et céphalopodes datant de plusieurs millions d’années
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À VOIR ABSOLUMENT :
Chute Vauréal : Cet impressionnant canyon de 90 m de profondeur a été creusé dans le calcaire par la rivière Vauréal, à 9 km de son embouchure. Pique-nique et baignade possible dans le bassin de la chute.
Grotte à la Patate :   Cette grotte mesure 10 m de hauteur par 7,2 m de largeur. Les spéléologues peuvent explorer 500 m de passages souterrains. On y accède par un sentier de 3 kilomètres qui traverse à gué la rivière à la Patate à deux reprises. La grotte comprend trois salles principales et se termine par un passage étroit dans l'eau. On a trouvé plus de 40 cavernes et grottes sur l'ile et répertorié plus de 400 phénomènes d'importance reliés à leur formation.
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OPTIONS HÉBERGEMENT
Sepaq Anticosti propose des forfaits de villégiature d’une semaine comprenant le transport aérien de Mont-Joli vers Anticosti, l’hébergement, le camion 6 passagers et l’autorisation d’accès au parc national.
On peut choisir d’y loger en chalet, en camping ou en auberge. Les auberges de Port-Menier, McDonald et Chicotte-la-Mer offrent confort et tables d’hôte composées notamment de produits frais de la mer
Une escapade de 2 jours est également possible à partir de Havre-Saint-Pierre (Forfait NaturExpress). Pour en savoir plus, visitez le www.sepaq.com
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SAVIEZ-VOUS QUEÂ :
L’île compte un peu plus de 290 habitants, principalement concentrés à Port Menier.
Anticosti est presque aussi vaste que la Corse avec 222 kilomètres de longueur par 45 kilomètres de largeur. La Corse compte toutefois près de 250 000 habitants.
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